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Urgences en crise : Grève et Rassemblement le 22 janvier à Rennes

vendredi 16 janvier 2026, par Sud Santé Sociaux 35

Suite à la situation catastrophique des conditions de prise en charge des patients aux urgences, l’intersyndicale du CHU de Rennes SUD Santé-Sociaux, CGT, FO et UNSA a décidé d’un préavis de grève à partir du jeudi 22 janvier afin de permettre aux salariés de rejoindre les différentes actions à venir et en particulier le rassemblement

JEUDI 22 JANVIER PLACE DE LA MAIRIE A RENNES - 15H

 Sur les revendications suivantes :

  • Ouverture de 50 lits regroupés dans de vraies unités de soins dans les locaux disponibles, avec le personnel médical et paramédical, et la logistique adéquat, immédiatement, et de façon pérenne, permettant d’accueillir décemment les patients hospitalisés au CHU sans lits supplémentaires dans les différents services (lits HET ou chambres doublées) et ainsi désengorger les urgences.
  • 2 postes infirmier(ère) et 2 postes aide soignant es) supplémentaires aux urgences
  • ainsi que des postes d’assistant de régulation médicale (15) supplémentaires
  • au SAMU 24h/24 pour pallier aux appels supplémentaires.

 L' hôpital en détresse, les patients en danger.

TROP, C’EST TROP !

Un service d’urgences dimensionné pour 150 passages par jour en accueille aujourd’hui 250 en moyenne, avec des pics à 280 patients quotidiens. Cette situation n’est plus une crise ponctuelle : c’est une organisation du chaos.

Les urgences ne sont pas faites pour héberger des patients hospitali-sés, et pourtant des dizaines de personnes y restent plusieurs jours, sur des brancards, faute de lits disponibles dans l’hôpital.

Ce n’est pas une fatalité. C’est le résultat de choix politiques et managériaux.

 DES SOLUTIONS, PAS DES EXCUSES...

La Direction tente de justifier la situation actuelle par :

  1. La grève des médecins libéraux,
  2. Les épidémies hivernales.

Mais :

  • les épidémies hivernales sont prévisibles, elles reviennent chaque année ;
  • la grève de la médecine de ville est elle-même le symptôme du manque de moyens, de l’épuisement et de la casse organisée du système de santé.
  • Le vrai problème est connu depuis des années : la suppression massive de lits d’hospitalisation sur notre territoire.

 L'HYPOCRISIE DES « VALEURS DU SERVICE PUBLIC »

La Direction se réclame aujourd’hui des valeurs du service public, alors que le reste de l’année, elle :

  • ferme des lits,
  • supprime des postes,
  • organise la pénurie,
  • met en concurrence les services,
  • maltraite soignants et patients.
  • On ne défend pas le service public en l’asphyxiant.

 UNE CRISE QUI TOUCHE TOUT L'HÔPITAL

Cette situation ne concerne pas seulement les urgences :

  • services d’hospitalisation saturés,
  • réanimations sous tension permanente,
  • salles de réveil transformées en zones d’attente,
  • pharmacies, brancardage, services techniques et hôteliers épuisés.

C’est tout l’hôpital qui craque.