SYNDICAT SUD SANTE SOCIAUX 35

Condamnés de la Loi Travail : retour sur le Rassemblement et sur l’audience en appel

vendredi 5 juillet 2019 par Sud Santé Sociaux 35

A l’appel de Sud Santé Sociaux 35 et de l’Union Syndicale Solidaires 35, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant la Cour d’appel de Rennes, ce mardi 2 juillet après midi. Elles sont venus manifester leur soutien à trois des militants injustement condamnés au Printemps 2016, pour des faits prétendument commis lors des manifestations rennaises contre la Loi Travail, et dont les affaires passaient en appel ce jour.

Condamnés sur la bases des seules déclarations des policiers, en ignorant des preuves à décharge, ils avaient fait appel de leur condamnation à des peines de prison avec sursis, et même ferme pour l’un d’entre eux qui avait refusé les TIG.
Une banderole a été déployée, demandant la relaxe et dénonçant la répression judiciaire des mouvements sociaux.Des représentants de notre syndicat, mais également de la CGT et de FO, et de collectifs, ont pu s’exprimer et dénoncer la politisation des poursuites en justice. Quartiers populaires, militants, citoyens gilets jaunes, ce sont tous les secteurs de la société qui sont désormais soumis à cette contention sociale, qui vise à punir certain.e.s, dissuader d’autres, de contester l’ordre libéral.

L’audience elle-même s’est déroulé dans un climat sensiblement plus propice à l’objectivité que la première instance, traversée par une hystérie sécuritaire. Durant 2 heures, les juges ont notamment eu l’occasion d’examiner longuement et pour la première fois des faits totalement ignorés par la justice : une vidéo amateur de la charge policière rue Jean Jaurès qui contredit un témoignage de policier, vidéo que l’avocate générale déclare … « voir pour la première fois » tout en maintenant sa demande de condamnation, et le fait que les 3 manifestants portaient des objets encombrants (drapeaux, banderole, Djembe) peu compatibles avec le fait de lancer des projectiles. Pour l’un des manifestants, condamné également pour refus de prélèvement biologique, son avocat a aussi plaidé la relaxe : le gouvernement français vient lui-même de reconnaître que ce type de prélèvements pour ce genre d’affaires n’est pas compatible avec la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Nous ne préjugeons pas du résultat de cette nouvelle analyse des faits, mais à l’issue de l’audience, nous sommes d’autant plus sereins et déterminés en attendant le prononcé de ce qui, pour nous, ne peut être qu’une relaxe pour les trois.

Le jugement a été mis en délibéré pour le 1er octobre


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