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✊🟣TRACT « Rencontre auprès de la Ministre de la SantĂ© » - Mars 2026

mardi 10 mars 2026, par Sud Santé Sociaux 35

✊🟣TRACT « Rencontre auprès de la Ministre de la SantĂ© » - Mars 2026

Voici notre Communiqué de presse – Rencontre avec la Ministre de la Santé

Mesdames, Messieurs,
le 4 Mars 2026, notre organisation syndicale SUD Santé Sociaux GHRE a été reçue pendant 1 heure 15 par la Ministre de la Santé. Une rencontre que nous pouvons qualifier de constructive.
Nous tenons tout d’abord à remercier Hervé Berville et Jean-Luc Bourgeaux, les deux députés de nos circonscriptions, qui ont introduit cette réunion et permis cet échange direct avec la Ministre. Leur engagement aux côtés des agents de notre territoire mérite d’être souligné.

La dĂ©lĂ©gation SUD SantĂ© Sociaux GHRE Ă©tait composĂ©e de :

  • Monsieur BAYAUT SĂ©bastien
  • Monsieur ADAM Eric
  • Monsieur RUAULT Laurent
  • Madame BURET AurĂ©lie
  • Un agent nous a Ă©galement accompagnĂ©s.

Nous avons ouvert les échanges en présentant l’ensemble des membres de notre syndicat et en rappelant le contexte de notre demande d’audience.
Nous avons exposé à la Ministre l’ensemble des recherches et analyses financières réalisées par Sud Santé Sociaux Ghre.
Ce travail rigoureux met en lumière une situation extrĂŞmement prĂ©occupante :

  • Un dĂ©ficit cumulĂ© de –101 millions d’euros
  • –25 millions d’euros pour 2025
  • Le dĂ©lais de paiement rallongĂ©
  • Une possible insincĂ©ritĂ© des comptes
  • Une capacitĂ© d’autofinancement nĂ©gative en 2024
  • Une marge brute aidĂ©e insuffisante, ne permettant pas d’envisager de nouveaux investissements, en 2024,
  • Un non-investissement courant depuis cinq ans, avec des consĂ©quences lourdes sur le bâti, le matĂ©riel et l’organisation en termes de vĂ©tustĂ©.
    Ces chiffres ont surpris Madame la Ministre de la santé par leur ampleur. Elle a reconnu la gravité des éléments présentés. Nous avons insisté sur le fait que ces données ne relèvent pas d’une interprétation syndicale, mais d’une lecture factuelle et documentée issue notamment d’éléments de la Cour des comptes et de l’IGAS.

Au-delĂ  des finances, nous avons alertĂ© la Ministre sur les conditions de travail des agents. Nous avons retracĂ© les problĂ©matiques quotidiennes : sous-effectifs, surcharge de travail, Ă©puisement professionnel, perte de sens, difficultĂ©s de remplacement, tensions permanentes dans les services — et cela Ă  tous les niveaux hiĂ©rarchiques.
Sur ces aspects également, la Ministre a semblé découvrir l’ampleur des difficultés rencontrées par les personnels du GHRE.

Nous avons Ă©largi les Ă©changes Ă  la situation nationale, en rappelant que d’autres Ă©tablissements, dans d’autres rĂ©gions, ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’aides publiques pouvant aller jusqu’à 80 % voire 90% de financement.
Ă€ l’inverse, nous avons dĂ©noncĂ© la stratĂ©gie d’« Ă©miettement » pratiquĂ©e par l’ARS Bretagne, qui fragilise durablement notre territoire.

La situation de l’HĂ´pital de Dinan a Ă©tĂ© longuement Ă©voquĂ©e : fermetures successives de services, dĂ©sorganisation, perte d’attractivitĂ©, mise en difficultĂ© des agents comme des citoyens.
Madame la Ministre a indiqué ne pas comprendre pourquoi l’établissement n’a pas été classé en hôpital de proximité, au regard de ses missions et de son ancrage territorial.

Nous avons enfin exposé le volet juridique du dossier, avec six requêtes introductives actuellement en cours portées par notre organisation syndicale. Nous avons notamment soulevé la rupture d’égalité entre les sites, en particulier concernant la prime de 1re catégorie dont les agents de Dinan ne bénéficient pas. Une iniquité inacceptable au sein d’un même groupement hospitalier.

Nos propositions concrètes
Face Ă  cette situation, nous avons formulĂ© une proposition claire et responsable : l’organisation d’un nouveau tour de table rĂ©unissant l’ensemble des financeurs possibles — Ministère, RĂ©gion, DĂ©partements, AgglomĂ©rations — entre la fin de l’intervention de l’ANAP et le passage en SGPI, et ce avant le 20 juin.
L’objectif est sans ambiguĂŻtĂ© : obtenir un financement complĂ©mentaire avant le passage en SGPI, afin d’éviter que la restructuration ne se fasse au dĂ©triment des agents et du service public hospitalier.
Madame la Ministre a acquiescé sur la nécessité d’une participation de tous les acteurs institutionnels. Elle a reconnu que la réponse ne peut pas reposer sur un seul financeur et que la solidarité territoriale doit pleinement jouer son rôle.

Nous avons Ă©galement rappelĂ© que les consĂ©quences financières ne sont pas uniquement comptables : elles ont des rĂ©percussions directes sur les ressources humaines, les effectifs, l’organisation du travail et la qualitĂ© de vie au travail. Derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes engagĂ©s, aujourd’hui Ă  bout.
La Ministre de la Santé n’est pas restée insensible aux situations exposées. Elle a entendu l’alerte portée par notre organisation syndicale SUD santé Sociaux GHRE et la nécessité d’agir rapidement.
Des engagements, mais une vigilance maintenue
Madame la Ministre s’est engagée sur le maintien du projet en cours. Cet engagement est un signal important.
Toutefois, son étonnement face aux chiffres confirme la nécessité d’un travail urgent de transparence et de clarification.

Pour SUD Santé Sociaux GHRE, cette rencontre constitue une première étape.
Nous prenons acte des engagements annoncés.
Mais nous resterons extrêmement vigilants quant à leur traduction concrète.
Les agents n’ont plus le temps d’attendre.
Les chiffres sont lĂ .
La réalité du terrain est là.

Nous continuerons à défendre, avec détermination, les intérêts des personnels et la qualité du service public hospitalier. 🟣✊